Votre bébé tousse, respire bruyamment, semble encombré depuis plusieurs jours. Le médecin a évoqué une bronchiolite ou une simple bronchite, et vous vous demandez si la kinésithérapie respiratoire pourrait l’aider à mieux respirer. C’est une question que se posent de nombreux parents, surtout lors des premiers épisodes infectieux de l’hiver. Les nourrissons prématurés : leurs poumons encore immatures les rendent plus vulnérables aux infections respiratoires. Un suivi régulier par un kinésithérapeute spécialisé en pédiatrie peut être recommandé par le pédiatre. Pour les parents marseillais, le cabinet kiné respiratoire bébé Marseille 13 PhysioZone, situé au 22 Boulevard Verd dans le 13ème arrondissement, dispose d’un espace dédié aux tout-petits avec une équipe formée aux techniques de kinésithérapie respiratoire pédiatrique. Des créneaux sont réservés en période d’épidémie pour les urgences bronchiolite.
La kinésithérapie respiratoire du nourrisson fait régulièrement débat dans le monde médical. Entre les recommandations officielles qui évoluent et l’expérience des professionnels de terrain, il n’est pas toujours simple de s’y retrouver. Faisons le point sur les situations où cette prise en charge peut réellement aider votre enfant.
Comprendre l’encombrement bronchique chez le bébé
Les voies respiratoires du nourrisson sont particulièrement étroites. Un simple rhume peut rapidement évoluer vers un encombrement bronchique, car le bébé ne sait pas encore se moucher ni expectorer efficacement. Les sécrétions s’accumulent et peuvent gêner sa respiration, son alimentation et son sommeil.
Contrairement à l’adulte qui peut tousser volontairement pour dégager ses bronches, le nourrisson dépend entièrement de ses réflexes. Lorsque ces réflexes ne suffisent plus à évacuer les sécrétions, l’intervention d’un kinésithérapeute formé aux techniques pédiatriques peut s’avérer précieuse.
Les signes qui doivent alerter les parents
Tous les rhumes ou bronchites ne nécessitent pas de kinésithérapie respiratoire. En revanche, certains signes doivent vous inciter à consulter rapidement :
- Une respiration rapide ou sifflante : si vous observez que le ventre de votre bébé se creuse à chaque inspiration ou que ses côtes se dessinent nettement, c’est le signe d’un effort respiratoire anormal.
- Des difficultés à s’alimenter : un bébé trop encombré peut refuser le sein ou le biberon, car respirer et téter en même temps devient trop difficile.
- Un sommeil perturbé : les sécrétions gênent particulièrement en position allongée, entraînant des réveils fréquents et une fatigue croissante.
- Une toux grasse persistante : si la toux ne permet pas d’évacuer les sécrétions malgré plusieurs jours d’évolution.
- Une coloration bleutée des lèvres : ce signe d’urgence nécessite une consultation médicale immédiate.
Bronchiolite : ce que disent les recommandations actuelles
La bronchiolite est l’infection respiratoire la plus fréquente chez le nourrisson de moins de deux ans. En 2019, la Haute Autorité de Santé a publié de nouvelles recommandations qui ont fait évoluer les pratiques. La kinésithérapie respiratoire n’est plus systématiquement recommandée pour tous les cas de bronchiolite.
Cependant, ces recommandations précisent que la kinésithérapie reste indiquée dans certaines situations spécifiques :
- Lorsque l’encombrement bronchique est majeur et gêne significativement l’alimentation
- Chez les nourrissons présentant des facteurs de risque (prématurité, pathologie cardiaque ou pulmonaire)
- Quand les parents ont besoin d’être accompagnés et rassurés face à l’évolution de la maladie
Le médecin qui examine votre enfant reste le mieux placé pour évaluer si la kinésithérapie respiratoire est pertinente dans son cas particulier.

Au-delà de la bronchiolite : les autres indications
La kinésithérapie respiratoire ne se limite pas à la bronchiolite. Elle peut être bénéfique dans de nombreuses autres situations :
Les bronchites à répétition : certains enfants enchaînent les épisodes infectieux pendant l’hiver. La kinésithérapie aide à désengorger les bronches et peut limiter le risque de surinfection.
Les otites séreuses : l’encombrement nasal chronique favorise les otites. Un travail de désencombrement des voies aériennes supérieures peut participer à la prévention.
La mucoviscidose et les maladies respiratoires chroniques : dans ces pathologies, la kinésithérapie respiratoire fait partie intégrante du parcours de soins.
Comment se déroule une séance chez le nourrisson ?
Les techniques ont considérablement évolué ces dernières années. Le fameux « clapping » (percussions sur le thorax) a été abandonné au profit de méthodes plus douces et tout aussi efficaces.
Le kinésithérapeute utilise aujourd’hui principalement :
- L’augmentation du flux expiratoire (AFE) : des pressions douces et rythmées sur le thorax accompagnent l’expiration du bébé pour mobiliser les sécrétions des petites bronches vers les grosses bronches.
- La toux provoquée : une légère pression sur la trachée déclenche le réflexe de toux qui permet d’évacuer les sécrétions remontées.
- Le désencombrement rhinopharyngé (DRP) : un lavage de nez au sérum physiologique suivi d’une aspiration douce libère les voies nasales.
Une séance dure généralement entre 15 et 30 minutes. Le bébé peut pleurer pendant les manœuvres, ce qui est normal et même utile puisque les pleurs augmentent la pression expiratoire et facilitent l’évacuation des sécrétions.
Préparer la séance : les conseils pratiques
Pour que la séance soit la plus efficace possible, quelques précautions simples sont à respecter :
- Évitez de nourrir votre bébé dans les deux heures précédant la séance pour limiter le risque de régurgitations
- Apportez le carnet de santé et l’ordonnance du médecin
- Prévoyez des vêtements de rechange et des mouchoirs
- Signalez au kinésithérapeute tout changement dans l’état de votre enfant depuis la prescription
Après la séance, il est fréquent que le bébé tousse davantage pendant quelques heures. C’est le signe que les sécrétions mobilisées remontent et s’évacuent. Une amélioration est généralement visible dès le lendemain.
À retenir
- La kinésithérapie respiratoire n’est pas systématique pour toutes les bronchiolites, mais reste indiquée en cas d’encombrement majeur
- Les signes d’alerte principaux sont : difficultés à s’alimenter, respiration rapide, tirage intercostal, sommeil très perturbé
- Les techniques actuelles sont douces et adaptées aux nourrissons
- Seul le médecin peut évaluer si votre enfant a besoin de kinésithérapie respiratoire
- En cas de fièvre élevée, détresse respiratoire ou lèvres bleutées, consultez en urgence
Questions fréquentes
🤔 La kinésithérapie respiratoire est-elle douloureuse pour mon bébé ?
Les techniques modernes ne sont pas douloureuses. Le bébé pleure souvent car il est contrarié par la position et les manipulations, mais les gestes sont calibrés pour être efficaces sans être traumatisants. Les pleurs cessent généralement dès que la séance se termine.
🗓️ Combien de séances sont généralement nécessaires ?
Cela dépend de l’importance de l’encombrement et de l’évolution de l’infection. Pour une bronchiolite classique, deux à quatre séances suffisent souvent. Le kinésithérapeute réévalue l’état de l’enfant à chaque séance et adapte la prise en charge.
🏠 Puis-je faire la kinésithérapie respiratoire moi-même à la maison ?
Les techniques de désencombrement bronchique doivent être réalisées par un professionnel formé. En revanche, le kinésithérapeute peut vous apprendre les gestes de lavage de nez et vous donner des conseils de positionnement pour faciliter la respiration de votre bébé entre les séances.
⚠️ Y a-t-il des contre-indications à la kinésithérapie respiratoire ?
Oui, certaines situations contre-indiquent temporairement la kinésithérapie : fièvre supérieure à 38,5°C, détresse respiratoire sévère, vomissements importants, ou certaines pathologies cardiaques. C’est pourquoi une prescription médicale préalable est indispensable.
🌡️ Mon bébé a de la fièvre, puis-je quand même aller à la séance ?
Une fièvre modérée (inférieure à 38,5°C) n’est pas une contre-indication si l’état général de l’enfant le permet. Au-delà, il est préférable de reporter la séance et de reconsulter le médecin. N’hésitez pas à appeler le cabinet de kinésithérapie pour demander conseil.









